Piquet de grève des salariés de General Electric sur le site de Villeurbanne

Depuis le lundi 23 novembre, les salariés de General Electric des sites de Villeurbanne et Saint-Priest (villes de la métropole lyonnaise) sont en grève totale et reconductible pour imposer à leur direction de revoir son plan de licenciement: 640 sur 1 900 postes sont prévus sur les cinq sites français (Paris, Montpellier, Aix-les-Bains, Villeurbanne et Saint-Priest). Plus de la moitié de ces 640 licenciements à venir sont annoncés sur les deux sites lyonnais. Ce qui engendrerait la fermeture totale du site villeurbannais.

Les salariés et l’intersyndicale CGT/CFDT/CFE-CGC exigent, de par leur action longue durée, que la direction reprenne les discussions sur les alternatives à ces licenciements suite au rachat de la branche énergie d’Alstom en 2015. En effet, General Electric s’est engagé avec Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, à maintenir les activités, les emplois et à les développer, sous peine de sanctions. Or aucun engagement n’a été tenu alors que les établissements General Electric en France sont protégés par la loi. Ils relèvent du secteur stratégique de l’approvisionnement en énergie notamment dans leur savoir-faire reconnu dans toute l’Europe dans le domaine de l’appareillage électrique haute tension, dans la transition écologique de l’énergie ainsi que dans la recherche. La volonté de la direction est bien à moyen terme de délocaliser vers la Chine et l’Inde.

Le risque, si la direction et les élus nationaux et régionaux restent sourds à cet appel, alors même que Bruno Lemaire avait pris des engagements à l’annonce du plan de 2015, est de mettre en péril les activités réseaux électriques en France et de plonger de nombreuses familles dans la précarité de par leur perte d’emploi.

Justine

Crédit photo: Louis pour Lagertha Photographie

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